Tout d’abord, un constat.

Les méthodes pédagogiques employées pendant la scolarité depuis une quarantaine d’années ne sont pas adaptées à tous les élèves. Bien sûr, un bon nombre d’entre eux terminera son parcours sans encombre. Mais pour les autres, soit à peu près 50% de la population en fin de scolarité, c’est avec des lacunes plus ou moins importantes qu’ils se présenteront face au marché du travail. 

Une prise de conscience. Face à ce fléau, de nombreuses structures ont choisi de corriger cet état de fait. En effet, des institutions d’État, des associations, des entreprises inscrivent la remédiation orthographique dans leur plan de formation.

L’orthographe dans le monde de l’entreprise

Pour le salarié, la dysorthographie constitue un frein à son évolution au sein de l’entreprise. Quelques exemples concrets en témoignent, quelque soit le poste occupé.

En effet, les ordres, les consignes, les commandes, les projets sont réalisés sous  forme écrite. Mais lorsque l’écriture n’est pas maîtrisée, des difficultés de toute nature apparaissent. C’est un sentiment de honte qui naît, c’est une stratégie d’évitement qui se bâtit, c’est une structuration de pensée fragile qui rendent les écrits imprécis, parfois ennuyeux ou pire, révèlent le contresens de ce qui devait être rédigé.

Remédier à la dysorthographie, c’est plus d’autonomie pour le salarié. C’est lui faciliter le passage de l’oral à l’écrit mais aussi le passage de l’écrit à l’oral. C’est pour lui, au poste qu’il occupe, un   saut qualitatif. C’est un sentiment de honte contre lequel il n’a plus à se battre. Il se trouve dans des dispositions cognitives plus souples, plus perméables aux nouveaux apprentissages. C’est la confiance en soi retrouvée. C’est une nouvelle dynamique qui se met en place. C’est un soulagement.

Pour l’employeur, l’orthographe constitue un gain en efficacité. Les messages, les écrits en général qu’il aura à transmettre seront lus avec plus de facilité, de rapidité et seront mieux compris.  

C’est également un gain en efficience. Nul besoin d’investir dans un quelconque logiciel orthographique (lesquels ont démontré qu’ils n’étaient pas infaillibles). Mais surtout, la méthode de remédiation orthographique est durable. Plus elle est utilisée au quotidien, plus facilement elle passera de la mémoire de travail à la mémoire à long terme.

Remédier à la dysorthographie, c’est pour l’employeur un gain de temps au cours des processus de fabrication, de production. Les consignes sont mieux comprises et donc respectées, puisque les ambiguïtés disparaissent. La vie dans l’entreprise, les relations entre collaborateurs s’en trouvent fluidifiées. Tout cela contribue à la bonne marche et au développement de l’entreprise.